Peuples Solidaires Touraine

Rencontre syndicaliste mercredi 9 mars 18h
lundi 28 février 2011
par  vm
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Peuples Solidaires est une association de solidarité internationale Nord Sud qui œuvre pour un développement solidaire de tous les peuples . Au Sud des hommes et des femmes se mobilisent pour faire respecter les droits économiques et sociaux et culturels. Ici notre rôle est de relayer l’information en faisant pression sur les décideurs politiques et économiques par le biais de campagne citoyennes.

A l’occasion de la journée internationale des femmes , les 8 et 9 mars, le groupe de Tours accueillera une militante Costa ricaine LIGIA LAMICH MELENDEZ Secrétaire des Femmes Travailleuses du Syndicat SITAGAH qui regroupe les travailleurs des plantations de banane ou d’ananas exploitées par des entreprises locales ou multinationales au Costa Rica. Ce syndicat affilié à la COLCIBA (coordination latino-américaine des syndicats des bananeraies) est un partenaire historique de Peuples Solidaires.

Sa venue est l’occasion de témoigner des conditions de vie et de travail et des problèmes spécifiques qu’elles rencontrent en tant que femme dans leur lutte pour les droits.

Elle se situe dans le cadre de la campagne internationale le Juste Fruit

Nous souhaiterions organiser une rencontre d’échange avec des travailleurs et travailleuses de toute organisation le mercredi 9 mars à partir de 18h à la Maison des Syndicats .

Pour le groupe de Tours
Hugues GOURDIN-BERTIN

Contact pour cette action : gourdinberti08@yahoo.fr
mail
tel : 06-88-59-21-06 ( à partir du 2 mars)

POUR RENCONTRER LE GROUPE DE TOURS
tél 02 47 54 36 41 ou 02 47 51 33 79

Liberté syndicale


Les principes du “travail décent” – liberté, équité, sécurité et dignité humaine – sont régulièrement bafoués dans les entreprises de la banane et de l’ananas. On nie souvent aux travailleurs des plantations leur droit de s’organiser librement et donc d’agir collectivement pour améliorer leurs conditions de travail.
Pouvoir négocier un travail décent
Les syndicats jouent un rôle essentiel dans la lute contre la pauvreté dans les pays producteurs en sensibilisant les travailleurs-ses sur leurs droits qui peuvent servir d’outil de négociation avec leurs employeurs afin de revendiquer un travail décent. La majeure partie des travailleurs-ses de la banane sont jeunes – en-dessous de 30 ans- et ont une conscience minime de leurs droits.
Organisation internationale du travail (OIT), qui fait partie des Nations unies, défend des normes fondamentales au travail – sur la liberté syndicale et la négociation collective, le travail des enfants, le travail forcé et la discrimination – qui sont consacrées par la loi dans chaque pays producteur de bananes et d’ananas.
Il existe cependant de nombreux obstacles – en termes de volonté politique, de capacité institutionnelle et de ressources – pour mettre en œuvre ces normes au niveau des plantations. Les gouvernements nationaux dans les pays producteurs encouragent l’investissement étranger fourni par les entreprises multinationales du fruit et dans de nombreux pays ces entreprises ont aussi un rôle influent sur les décisions politiques. Les travailleurs-ses et les syndicats ont du mal à porter des cas de violations des droits des travailleurs-ses en justice et les systèmes d’inspection du travail manquent souvent de capacités pour appuyer ce processus.
La solidarité internationale : un levier important
La solidarité internationale de la part des ONG et des syndicats dans les pays consommateurs peut augmenter de façon significative les capacités des syndicats dans les pays producteurs à représenter leurs membres. Cette solidarité peut se traduire par un soutien financier (la répression syndicale et le niveau salarial empêchant parfois les syndicats de fonctionner uniquement sur la base de cotisations) ; lancer des appels urgents pour que les consommateurs fassent pression sur les entreprises et les gouvernements en réponse à des cas de répression grave ou de violence ; soutenir les syndicats pour qu’ils fassent mieux entendre leur voix aux niveaux national et international, par exemple en rencontrant des supermarchés européens et des députés européens ; s’engager dans des campagnes internationales telles que « Le juste fruit ! ».
Les syndicats dans les pays producteurs appartiennent également à des fédérations mondiales de syndicats. L’une d’entre elles, l’UITA (l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation) a été à l’initiative et se charge du suivi d’un accord tripartite sur les normes de travail qui les engage aux côtés des travailleurs-ses de Colsiba et de l’entreprise multinationale du fruit Chiquita. (iufdocuments.org).
La liberté syndicale ; une garantie pour les pays consommateurs
Si les travailleurs-ses ont la force et la liberté de défendre leurs droits et de négocier avec leurs employeurs, les conditions de travail et leurs revenus peuvent être améliorés pour eux- elles mais aussi au profit de leur famille et de leur communauté locale. Les consommateurs-trices peuvent de leur côté se sentir confiants sur le fait que les produits qu’ils achètent sont produits dans des conditions sûres et décentes qui permettent aux personnes qui travaillent de vivre dignement et d’avoir un niveau de vie raisonnable.
Vie dans les plantations

Depuis 1999, les conditions de travail se sont dégradées. Les salaires ont baissé, les travailleurs gagnent maintenant moins de 50% d’un ‘salaire décent’.

Le saviez-vous ?
Au Panama, les travailleurs-ses de la plantation Bocas Fruit Company - une filiale de Chiquita - touchent moins d’1 euro par heure de travail.

La banane


La banane est le fruit tropical le plus consommé en Europe. Elle est une source essentielle de revenu et d’emploi pour des millions de familles dans les pays dits du Sud. Or seule une poignée de multinationales du fruit - Dole, Del Monte, Chiquita, Fyffes et Noboa - contrôle 80% du commerce international de la banane.
Produits agrochimiques en quantité
La plupart des bananes sont cultivées pour l’exportation dans de grandes plantations en Amérique Latine et de plus en plus en Afrique de l’Ouest. Les méthodes de production en monoculture employées peuvent détruire des écosystèmes entiers. En-dehors du coton, l’industrie de la banane est l’industrie qui consomme le plus de produits chimiques au monde, dont certains sont classés comme étant dangereux par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’utilisation de produits dits agrochimiques pollue l’eau et peut avoir des effets dévastateurs sur la santé des travailleurs-ses. L’agriculture paysanne dans ces régions et dans les Caraïbes reste de meilleure qualité sur le plan environnemental mais les prix bas ont exclu beaucoup de petits producteurs du marché international.
Supermarchés : les grand gagnants
Les supermarchés sont les acteurs les plus puissants dans la chaîne d’approvisionnement de la banane, et font des profits considérables en payant des prix beaucoup trop bas aux entreprises du fruit qui commercialisent la banane et/ou possèdent des plantations.
Ceci a favorisé une course des prix vers le bas dans l’industrie de la banane, les entreprises du fruit se relocalisant en quête de main d’œuvre moins chère et de cadres législatifs moins contraignants dans les régions exportatrices. De plus en plus, les employeurs sous-traitent leur main d’œuvre dans le but de réduire leur responsabilité quant aux conditions de travail, au respect des normes fondamentales relatives au travail et au versement d’un salaire minimum vital. Le travail dans les plantations est de plus en plus précaire et de nombreux-ses travailleurs-ses ont des contrats temporaires ou sont employé-e-s à la journée. Dans plusieurs pays, cela a fait chuter le nombre de membres des organisations syndicales indépendantes, ce qui signifie un recul quant aux possibilités des travailleurs-ses de faire valoir leurs droits
Des conditions de travail inhumaines
Dans les plantations les conditions sont difficiles, les employé-e-s travaillent entre 10 et 12 heures par jour sous une chaleur insupportable, jusqu’à 6 jours par semaine. Beaucoup de travailleurs-ses ne gagnent pas de quoi couvrir leur besoins vitaux tels que le logement, la nourriture, les vêtements et l’éducation.


Documents joints

Campagne "Le juste fruit"

Contact

FSU 37


Maison des Syndicats
18 rue de l’Oiselet
37550 St Avertin.


Tél/fax : 02 47 64 93 01
Mél : fsu37@fsu.fr

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