Maisons de la solidarité : la réorganisation passe mal

Edition du 12/12/12
jeudi 13 décembre 2012
par  vm
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Des agents des neuf Maisons de la solidarité dressent un bilan catastrophique de cette organisation.

Environ 60 agents des Maisons départementales de la solidarité ont manifesté hier à Tours. Ils considèrent que la “ territorialisation ” est contre-productive.

Un masque de plastique blanc, inexpressif, lisse, plaqué sur le visage : les 60 manifestants des Maisons départementales de la solidarité, en portaient tous un hier, pour leur déambulation dans le centre-ville de Tours. Ils sont ensuite allés au Champ-Girault, siège de la direction Solidarité entre les personnes. Ces agents du conseil général ont défilé pour protester contre la réorganisation instaurée voilà 10 mois avec la « territorialisation » et la création de 9 Maisons départementales de la solidarité. Elles emploient plus de 400 personnes, dont beaucoup de travailleurs sociaux, regroupés en cinq pôles de compétences (PMI – Protection naternelle et infantile –, action sociale, enfance, insertion RSA, autonomie). « Le masque blanc représente une vision administrative du travail, mais aussi le deuil de notre travail aujourd’hui », résume une gréviste.
Pour les manifestants, ce nouveau système se traduit par davantage de lourdeur, plus de travail pour le personnel, et moins de facilité à l’accès des services. Comme dans les classes surchargées, le nombre d’enfants à suivre augmente pour les éducateurs : jusqu’à 33 contre 25 normalement. Signe des temps, de plus en plus d’enfants sont confiés au conseil général suite à des mesures de placements décidées par la justice.

« Au pôle enfance, deux équipes auparavant séparées ont été regroupées, avec deux fois plus de chefs mais aussi un système plus lourd à gérer. Chaque Maison départementale de la solidarité dispose d’un numéro de téléphone unique, mais de fait très difficile à joindre. La sécrétaire fait office de standard, mais ne peut plus renseigner, évaluer. Faite pour avoir plus de transversalité, cette réorganisation éloigne en réalité du terrain », estime Evelyne Serinet, de la FSU collectivités locales du conseil général.
Dans leurs revendications, les manifestants ont demandé la création de 6 postes supplémentaires, dans des secrétariats, pour des métiers d’éducateurs et d’assistante sociale.

Raphaël Chambriard

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