La F.S.U rappelle ses revendications pour une école de la réussite de toutes et tous

Communiqué de presse F.S.U.37
lundi 11 juin 2012
par  vm
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VINCENT PEILLON A TOURS LA F.S.U REÇUE PAR LE CABINET DU MINISTRE DE ÉDUCATION

Jeudi 7 juin 2012, Vincent Peillon se déplaçait à Tours, l’occasion pour la F.S.U.37 de solliciter une audience avec le cabinet du Ministre de l’Education. Reçue en délégation une trentaine de minutes, la F.S.U.37 a pu aborder plusieurs sujets éducatifs locaux en pointant les principales urgences pour la rentrée 2012-2013. L’occasion pour la F.S.U de rappeler ses revendications pour une école de la réussite de toutes et tous auprès de M. Marc Mancel, conseiller du cabinet de Vincent Peillon en charge de la santé, du sport scolaire, du handicap et des primo arrivants.

M. Mancel a indiqué que la priorité pour la rentrée serait le 1er degré, avec en prévision une loi d’orientation à l’automne sans doute assortie d’un correctif budgétaire. L’autre priorité que s’est fixé le ministère concerne l’accueil des élèves en situation de handicap. En ce qui concerne le 2nd degré, des études sont en cours, notamment sur les difficultés de recrutement en langues et en mathématiques, afin de faire un état des lieux des problèmes à régler académie par académie.

Le taux d’encadrement des écoles du département est le plus faible de l’académie, un des plus bas de France. Parmi les urgences pour organiser au mieux la rentrée scolaire 2012-2013, la F.S.U a pointé les RASED, durement touchés avec 45 postes sur 140 supprimés en 5 ans, l’éducation prioritaire et le rural isolé. La F.S.U a illustré son propos avec l’exemple du secteur de Montrésor.

La F.S.U a interpellé le ministère sur l’urgence concernant les reconductions des CUI (contrats uniques d’insertion) qui arrivaient à terme fin juin. Si actuellement rien n’est arrêté, un audit est en cours sur la situation des finances et le dossier est pris en charge par le ministère du travail. La F.S.U a insisté sur le fait que les CUI ne concernaient pas uniquement l’accompagnement des élèves en situation de handicap (AVS) mais aussi les EVS qui assurent des missions d’aide à la direction. En complément de l’aide administrative, la mesure la plus efficace pour le fonctionnement de l’école serait d’améliorer rapidement le régime de décharge de direction, lequel s’est particulièrement dégradé en Indre et Loire

Au regard des attaques subies par les collèges et les lycées ces dernières années, la F.S.U regrette que le 2nd degré soit en retrait des priorités gouvernementales. Avec près de 1600 postes supprimés en 5 ans, l’académie d’Orléans-Tours a pourtant payé un lourd tribut à la logique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une approche comptable qui se reflète tristement dans la baisse de la réussite aux examens ainsi que par une hausse du nombre d’élèves en décrochage scolaire… Dans les collèges d’Indre et Loire, la diversification de l’offre est de moins en moins une réalité, notamment en langues où le choix se limite à une langue en LV1 et au mieux à 2 langues en LV2, et où la baisse des moyens impose des regroupements de niveaux…

La F.S.U a demandé qu’une réflexion puisse s’engager rapidement sur les pré-recrutements d’enseignants, la remise en cause des réformes engagées au collège et au lycée, imposées de façon brutale aux personnels (LPC au collège, aide personnalisée et globalisation des horaires en lycée, par exemple). De même, le protocole sur la précarité appelle d’urgence la publication des décrets d’application afin que les enseignants susceptibles d’être titularisés ou CDIsés en soient informés au plus vite. La F.S.U a rappelé son opposition à la gestion managériale qui a dominé ces dernières années, notamment autour de la question du recrutement local et des primes au mérite dans les établissements ECLAIR. Le socle commun de connaissances et de compétences va à l’encontre de l’exigence de la construction d’une culture scolaire commune. La F.S.U a par ailleurs souligné les situations absurdes auxquelles menait le Livret Personnalisé de Compétences.
La question de l’individualisation des parcours et la réforme du BAC pro en 3 ans a surtout eu pour effet une augmentation des orientations en CAP et du nombre de décrocheurs. Le projet éducatif porté par le gouvernement doit être éclairci, notamment en regard du mixage des parcours et des publics en formation professionnelle, auxquels certains conseils régionaux ont eu tendance à céder ces dernières années au détriment du libre choix d’orientation des élèves comme des apprentis, et de leurs conditions d’études.

Notre département compte un assistant social (AS) pour 6 établissements, ce qui affecte les missions de prévention des personnels et les contraint à une gestion dans l’urgence qui n’est satisfaisante ni pour les personnels, ni pour le suivi des élèves et des familles. Il en va de même pour les infirmier(ère)s scolaires qui réclament la création de 42 postes afin de pouvoir couvrir intégralement les 232 collèges de l’académie. Cette situation est particulièrement préoccupante dans l’enseignement agricole public qui n’a aucune AS et très peu d’infirmier(ère)s.

Suite à cet échange avec M. Mancel, le cabinet a reconnu qu’une attention particulière devait être portée à notre département et à l’académie. La F.S.U d’Indre et Loire va rapidement lui communiquer des éléments chiffrés pour pouvoir étudier la situation dans le cadre des arbitrages budgétaires qui vont avoir lieu.
La F.S.U a par ailleurs remis au cabinet les « 12 mesures d’urgence pour l’éducation » (voir ci-dessous).

St Avertin, le 8 juin 2012

Pour la F.S.U : 12 mesures urgentes pour l’éducation

Un plan d’urgence dès le printemps 2012, symbole d’une autre politique pour mettre un terme à la destruction de l’École publique française :

1. Rupture avec le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; annonce de l’arrêt des suppressions de classes et de postes, du gel des postes dans les universités et les organismes de recherche et d’un plan pluriannuel de recrutements ; arrêt du recours à l’emploi précaire et annonce d’un véritable plan de titularisation (qui intègre notamment les nouveaux métiers statutaires à créer).

2. Mise en œuvre d’une politique de prérecrutements ; à titre transitoire, établissement de listes complémentaires pour les concours de recrutement pour la session 2012.

3. Annonce de l’abandon de la réforme actuelle et mise en chantier d’une autre formation initiale des enseignants, articulant formation professionnelle, accès à la recherche, et formation « académique » de haut niveau au sein d’IUFM rénovés et au rôle conforté ; développement de la formation continue des personnels.

4. Fin de l’assouplissement de la carte scolaire, et engagement d’une réflexion sur une carte scolaire repensée pour viser une réelle mixité sociale et scolaire.

5. Abandon du programme ECLAIR et annonce d’une véritable refondation de la politique d’éducation prioritaire.

6. Premières mesures pour témoigner la volonté de scolariser en maternelle les moins de trois ans pour les familles qui le souhaitent, en priorité dans les zones qui concentrent les plus grandes difficultés.

7. Abandon du livret personnel de compétences ; abandon, au collège, de la structuration de la scolarité par le « socle ».

8. Annonce d’une remise à plat des réformes des trois voies du lycée, en actant notamment le retour à une définition nationale de tous les horaires d’enseignement, en confortant la valeur nationale des diplômes ; arrêt du développement de l’Apprentissage et maintien sous statut scolaire - et sous la tutelle de l’État - des formations initiales professionnelles.

9. Réaffirmation du rôle des COPsy et des DCIO dans la réussite, dans le cadre d’un service public d’orientation scolaire à conforter et élargir au champ du ministère de l’agriculture.

10. Engagement d’abrogation de la loi LRU et du pacte Recherche, et rupture avec la logique d’établissements ou de projets dits « d’excellence » ; engagement de ne pas accroître les droits d’inscription à l’université.

11. Collectif budgétaire pour donner une assise aux décisions et annonces.

12. Droit à l’éducation pour tous les élèves et étudiants sans stigmatisation et sans fichage ; fin des reconduites aux frontières des jeunes sans papiers.


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