LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES D’INDRE ET LOIRE

INTERSYNDICALE CFDT, CGT, SNU TEF FSU, et SUD de l’ex Direction du Travail d’Indre et Loire
vendredi 8 octobre 2010
par  vm
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LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES D’INDRE ET LOIRE

Madame la Sénatrice d’Indre et Loire,
Monsieur le Sénateur d’Indre et Loire,
Madame la Députée d’Indre et Loire,
Monsieur le Député d’Indre et Loire,

Constitués en intersyndicale, les représentants des syndicats CFDT, CGT, SNU TEF FSU, et SUD de l’ex Direction du Travail d’Indre et Loire (aujourd’hui dénommée Unité Territoriale d’Indre-et-Loire de la Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de la région Centre) souhaitent que vous relayiez leurs préoccupations et revendications lors du débat parlementaire relatif à la réforme des retraites.

Dans les sections d’inspection du travail, les services de renseignements et de l’emploi, nos missions nous permettent d’observer in concreto l’évolution des conditions de travail et d’emploi auxquelles sont confrontés les salariés (avec ou sans emploi).
Dans le cadre des enquêtes que nous menons, des permanences que nous assurons et des politiques publiques que nous gérons, nous sommes amenés à constater une dégradation croissante de ces conditions de travail et d’emploi.

Cette dégradation se traduit par :
- une explosion des situations de souffrance au travail due à la mise en œuvre d’organisations du travail et de méthodes de management pathogènes. Ces situations représentent près de 50% des sollicitations des usagers dans le cadre de nos permanences,
- une augmentation sensible des inaptitudes médicales et des licenciements pour inaptitude d’origine professionnelle, faute de postes compatibles en entreprise avec les restrictions émises par les Médecins du travail.
- une médecine du travail surchargée et dont les moyens sont d’année en année en diminution,
- la persistance de situations de travail physiquement pénibles (contraintes physiques importantes, risques chimiques,…), notamment dans les secteurs industriels, le bâtiment et les travaux publics, la logistique et la grande distribution,
- l’augmentation des Troubles Musculo Squelettiques liés aux gestes répétitifs et au port de charges, reconnus ou non en maladie professionnelle, dans des métiers aussi différents que les hôtesses de caisse en supermarché, les manutentionnaires dans la logistique, les personnels de santé. Cette augmentation constante des TMS, qui se traduisent par des pathologies invalidantes, n’est que l’une des illustrations de la dégradation des conditions de travail.
- la stabilité, voire l’augmentation, du travail de nuit et/ou en horaires décalés ou irréguliers,
- une forte hausse du chômage des salariés de plus de 50 ans. Sur ce point, il y a lieu de noter que 237 des 240 entreprises qui ont déposé dans nos services un accord ou un plan pour l’emploi des seniors ne « s’engagent » qu’à le maintenir sans jamais prévoir d’embauches. Dans ces conditions, le report de l’âge de la retraite pour tous à 62 ans constitue une hypocrisie qui ne conduirait qu’à transférer au régime de solidarité chômage le coût du sous emploi des travailleurs expérimentés,
- la persistance de l’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes due particulièrement à la surreprésentation des femmes dans la catégorie des salariés à temps partiel. Celles-ci gagnent toujours en moyenne 19% de moins que les hommes à poste égal et ce sont elles qui très majoritairement ne bénéficient pas d’une carrière complète au moment de partir en retraite.

Il est par ailleurs démontré que des conditions de travail dégradées entraînent une réduction certaine de l’espérance de vie. Cette dernière n’est en tout état de cause pas un élément pertinent à prendre en compte dans la mesure où les études de santé montrent depuis des années une stagnation de l’espérance de vie en bonne santé.
Par ailleurs, conditionner la possibilité d’un départ anticipé en retraite à un taux d’invalidité individuel de 20% est particulièrement scandaleux dans la mesure où, avec un tel taux, les salariés ne sont déjà plus en entreprise En outre cet indicateur néglige les risques à effet différé : les cancers d’origine professionnelle, vu leur temps de latence, sont souvent diagnostiqués alors que les salariés sont déjà en retraite. Cette disposition du projet de réforme des retraites, qui reprend des propositions patronales écartées par les syndicats, apparaît comme le paravent de l’échec des négociations sur la pénibilité.

Dans ce contexte le projet de réforme des retraites s’il est mis en œuvre, et plus particulièrement le recul de deux années des bornes d’âge, aura pour effet de dégrader encore plus les conditions de vie des salariés.

Nous demandons donc :
- le retrait du projet actuel de réforme des retraites,
- le maintien des bornes d’âges à 60 ans et 65 ans,
- la prise en compte des propositions communes de l’intersyndicale nationale dans le cadre de la négociation sur le régime des retraites
- une réelle prise en compte de la pénibilité dans toutes ses dimensions.

Nous vous demandons de relayer au Parlement les demandes de notre intersyndicale.

NOUS VOUS APPELONS A PARTICIPER LE

MARDI 12 octobre 2010

A LA MANIFESTATION

A partir de 10H

Place de la Liberté à Tours

- Télécharger le tract ci-dessous


Documents joints

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