CDEN du mardi 11 décembre 2012

Déclaration de la Fédération Syndicale Unitaire d’Indre et Loire
vendredi 14 décembre 2012
par  vm
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CDEN du mardi 11 décembre 2012 Déclaration de la Fédération Syndicale Unitaire d’Indre et Loire

Mmes et MM. les membres du CDEN

La FSU37 ne peut que déplorer, une fois de plus, l’absence du 1er représentant de l’Etat dans nos instances
Ce CDEN nous permet de rencontrer deux nouveaux interlocuteurs dans le département : le président du conseil général et le nouveau Dasen, à l’occasion du bilan de rentrée.
Un bilan de rentrée à cette date semble toutefois tardif quand on sait que les services préparent déjà la rentrée 2013-2014.
Un bilan de rentrée qui, préparée par l’ancienne majorité gouvernementale, subit, sans surprise, les conséquences des suppressions massives de postes et de restrictions budgétaires. Cela s’est traduit, en cette rentrée 2012-2013, par des fermetures de classes, des effectifs en hausse, des enseignements non assurés ou des options qui ont disparu, en particulier en langues vivantes. Ces dégradations rendent encore plus difficiles les conditions d’études des élèves et de travail des personnels.
Un bilan de rentrée dans le contexte d’un projet de loi pour la refondation de l’école, projet dont les organisations syndicales ont découvert le contenu par voie de presse, après une consultation expresse dans laquelle, faute d’une consultation dans les établissements, les enseignants n’ont pas pu exprimer leurs attentes.

Bien sûr, nous ne pouvons que partager les grands principes énoncés dans le rapport étayant le projet de loi : « priorité à l’éducation » malgré les contraintes budgétaires, refus d’évictions précoces du collège, réaffirmation du rôle de la maternelle, formation des enseignants plus développée, laïcité comme principe fondateur, ou encore la fin de la loi Cherpion et de l’apprentissage dès le collège…

L’arrêt du dispositif des internats d’excellence, dont nous n’avons cessé de dénoncer l’existence ces dernières années, est une bonne nouvelle. Elle signe notamment la fin des recrutements sur postes à profil. Cependant, les 70 candidatures à l’internat de La Bruyère, pour seulement 15 places disponibles en cette rentrée, révèlent la nécessité de création d’un 2ème internat public en Indre et Loire.

Reste que le projet de loi est loin de porter l’ambition dont il se parait pour l’école, les élèves et leurs enseignants. Alors que les personnels étaient en attente de rupture avec les années précédentes qui ont conduit à la suppression de 80.000 postes d’enseignants, nous ne pouvons que déplorer une continuité :
- Les rythmes scolaires, qui ont pris tant de place dans les médias et dont les usagers attendent beaucoup, sont renvoyés à des décrets ultérieurs. Quel sort sera réservé au temps de service des enseignants dont plusieurs études et rapports concordants viennent de révéler qu’ils effectuaient entre 40 et 50 heures de travail hebdomadaire ?
- Le « plus de maître que de classe », que nous portons comme exigence de qualité depuis des années, reste une mesure à concrétiser.
- La scolarisation des moins de 3 ans est une mesure que nous réclamions mais pour le moment se limite à un dispositif ciblé.
- Les RASED dont le nombre de postes budgétés n’est qu’un retour à la période d’avant Sarkozy. Les missions des maîtres spécialisées doivent être réaffirmées afin de permettre un suivi réel de tous les élèves en difficulté.
- L’éducation prioritaire, dont l’existence sera conditionnée à la réalisation d’objectifs, reste le parent pauvre de ce projet de loi.

La fameuse priorité au primaire ne serait-elle qu’un alibi pour délaisser le 2nd degré dont pourtant nous connaissons tous les enjeux ?

- La création d’un cycle artificiel CM2-6ème, piloté en partie par un conseil école-collège, ne peut constituer une réponse à la problématique de la liaison primaire-secondaire. Le collège doit au contraire être mieux réaffirmé comme la première étape du 2nd degré…
- L’école du socle, loin d’être abandonnée, est seulement rebaptisée « de connaissances, de compétences et de culture », et réaffirmée comme organisatrice de la scolarité obligatoire sur le principe d’une école à 2 vitesses…
- Le lycée demeure le grand oublié de ce projet et la seule référence aux pourcentages de réussite au Bac (loi de 2005) éclaire singulièrement ce manque d’ambition !
- L’avenir des services d’orientation, dont le sort est renvoyé à la mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation présente un risque d’éclatement des politiques éducatives sur le territoire !
- A ce titre, nous ne pouvons que réaffirmer la nécessité que les personnels d’orientation, les assistants sociaux et les infirmiers scolaires continuent d’assurer des missions au service des élèves au sein de l’éducation nationale.

Enfin, la situation des sans-papiers est une préoccupation constante de la FSU. Nous avons récemment interpellé M. le Préfet sur la situation d’une famille dont 2 enfants sont scolarisés au collège Michelet. Nous demandons un moratoire sur les expulsions et continuons de défendre la régularisation de tous les sans-papiers.

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